Lire Marx › À propos
Le site, et qui le tient
Lire Marx sert six œuvres en texte intégral et dispose autour d’elles l’appareil qui leur manque d’ordinaire — non dans un volume séparé, mais en marge du chapitre. Cette page dit qui le fabrique, d’où viennent les textes, et comment en signaler les erreurs.
Ce que fait ce site
Le site donne à lire Le Capital, Livre I, les Manuscrits de 1844, le Manifeste du parti communiste, la Contribution à la critique de l’économie politique, Salaires, prix, profits et Le XVIII brumaire de Louis Bonaparte dans leur intégralité, et dispose autour du texte ce dont un lecteur isolé se trouve d’ordinaire dépourvu : un résumé en clair de chaque chapitre, la chronologie des faits que ce chapitre rapporte, un cheminement qui montre comment chaque catégorie appelle la suivante, et des simulations où les grandeurs se manipulent — la journée de travail, le taux de plus-value, la composition du capital. Cette disposition ne relève pas de l’ornement : elle tient à ce que la difficulté du Capital n’est pas celle de son vocabulaire mais celle de son ordre, dès lors que chaque chapitre suppose acquis ce que le précédent a établi.
S’y ajoutent un abécédaire de quatre-vingt-douze notions, un forum où les discussions demeurent attachées au passage qui les a fait naître, un carnet d’annotations privé, et un jeu où l’on fait tourner le circuit du capital afin de voir d’où provient la différence entre ce que l’on avance et ce qui revient.
Pourquoi il existe
Le texte de Marx est disponible partout et gratuitement ; ce n’est donc pas lui qui manquait. Ce qui manque, c’est tout ce qu’il faut tenir à côté de lui pour le lire. On trouve d’un côté le texte brut, dépourvu du moindre appareil, et de l’autre des commentaires qui parlent du livre sans jamais le donner. Entre les deux, rien.
Or l’ordre d’exposition du Capital n’est pas celui dans lequel on peut l’aborder : ses trois premiers chapitres découragent la plupart des lecteurs avant qu’ils n’aient atteint l’endroit où le livre devient limpide. Il fallait donc un outil qui tînt ensemble, dans le même écran, le texte et ce qui permet de l’entendre — c’est cet intervalle que le site entend combler, et rien de plus.
Qui le tient
Je signe maradomarx, et je tiens ce site seul. J’étudie la philosophie et je lis Marx depuis longtemps ; c’est de cette lecture, et du manque qu’elle a fait apparaître, que le site est né — je l’ai d’abord fabriqué pour mon propre usage, et c’est encore ainsi qu’il faut le lire.
Je ne suis pas universitaire, et il importe de le dire, en cela que c’est ce qui permet de juger ce qu’on lit ici. L’appareil critique de ce site n’est ni relu par des pairs ni adossé à une institution : c’est une lecture, conduite avec soin, qui s’efforce de rester au plus près du texte et de dire d’où elle tient ce qu’elle avance. Là où une question est disputée, le site la signale comme telle plutôt que de trancher à la place du lecteur.
En revanche, rien n’y est produit automatiquement. Les résumés, les définitions, le cheminement, la chronologie et les simulations sont écrits et vérifiés un par un. Ce qui est dérivé l’est de données du site lui-même — le catalogue, les fiches de concept — et jamais d’un texte fabriqué à la volée.
Le même travail se poursuit sur un site frère, Lire Debord, qui explique La Société du spectacle thèse par thèse. Les deux se répondent pour une raison qui tient au texte plutôt qu’à la commodité : le livre de Debord s’ouvre en détournant la première phrase du Capital, et il ne se comprend pas sans le fétichisme de la marchandise ni l’aliénation des Manuscrits, que ce site explique. Là où une page d’ici touche à un passage que Debord reprend, elle y renvoie.
Les textes servis, et d’où ils viennent
Le site n’établit aucun texte : il sert des éditions existantes, et il les nomme.
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Le Capital — Livre I
Traduction Joseph Roy (1872) revue par Marx, domaine public, servie depuis Wikisource. Le Capital sur Wikisource ›
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Contribution à la critique de l'économie politique
Traduction Laura Lafargue (1909), domaine public, servie depuis Wikisource. Contribution à la critique de l'économie politique sur Wikisource ›
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Manuscrits de 1844
Traduction Émile Bottigelli (1962), importée du Marxists Internet Archive. Manuscrits de 1844 — Marxists Internet Archive ›
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Manifeste du parti communiste
Traduction Laura Lafargue (1897), domaine public, servie depuis Wikisource. Manifeste du parti communiste sur Wikisource ›
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Le XVIII brumaire de Louis Bonaparte
Traduction Léon Remy (1900), domaine public, servie depuis Wikisource. Le XVIII brumaire de Louis Bonaparte sur Wikisource ›
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Salaires, prix, profits
Traduction Charles Longuet (1912), domaine public, servie depuis Wikisource. Salaires, prix, profits sur Wikisource ›
La traduction employée est indiquée sur la page de chaque œuvre ainsi qu’au pied du site. Lorsqu’elle n’appartient pas au domaine public, le site ne prétend pas le contraire.
Une erreur, une correction, une question
Les erreurs sont probables et les signalements bienvenus — sur un contresens, une date, une attribution, un lien mort, une formulation qui induit en erreur. C’est la seule façon dont un site tenu par une seule personne puisse devenir fiable.
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